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La Liste du Mouvement Démocrate pour l'IDF

Au 1er rang, de gauche à droite : Nathalie JAWORSKI, Christophe GINISTY, Amandine BRACCIALI, Haiba OUAISSI, Marie VIRAPATIRIN, Smaïl DJEBARRA, Audrey TRICOIT, Jean-Louis FONTAINE

Au 2ème rang, de gauche à droite : Emmanuelle SAULNIER CASSIA, Bernard LEHIDEUX, Fadila MEHAL, Marielle de SARNEZ, Arthur HAUSTANT, Stéphane TRAINEAU, Aude LUQUET,

Au 3ème rang, de gauche à droite : Elisabeth SAULNIER, Medhi BENCHOUFI, Marianne KRAFT, Jean-François VIGIER, Sabrina ASSAYAG, Monzon SEKOU KONE, Catherine VEGLIO-BOILEAU, Eric VALAT

Samedi 9 mai : le MoDem fête l’Europe

Ce  4ème week-end de campagne pour les élections européennes était un peu spécial, car ce samedi était le 9 mai, journée de l’Europe.

Ce jour-là, nous célébrons la déclaration du « Père de l’Europe », Robert Schuman, annonçant la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) considérée comme l’acte fondateur de la construction européenne.

Depuis 1985, le 9 mai est donc devenu la journée de l’Europe, l’un des 5 symboles de l’Union européenne avec le drapeau, l’hymne, la devise et l’Euro.

Cette journée a été l’occasion pour l’équipe du MoDem de Montgeron de montrer son attachement à l’Europe en allant de nouveau à la rencontre des montgeronnais pour parler de cette grande idée qu’est l’Europe et de notre projet pour la rapprocher de nos concitoyens.

En cette année de  campagne électorale, nous avons pu échanger avec à l’appui d’un tract présentant les 14 engagements européens du Modem.

Samedi 2 mai 2009 : 3ème week-end de campagne pour le MoDem

Depuis maintenant 3 semaines, l’équipe du MoDem à Montgeron fait campagne pour l’Europe auprès des habitants de notre ville et des communes voisines qui sont nombreux à fréquenter notre marché et nos supermarchés. Ainsi, après deux samedis de présence au marché Saint-Hubert, samedi 2 mai, nous étions le matin, sur le parking du Super U et l’après-midi, au centre commercial de La Forêt.

Ces rencontres sont l’occasion pour nous d’échanger sur les grands thèmes de la campagne du Mouvement Démocrate pour les prochaines élections européennes, ainsi que de présenter les candidats de la liste pour l’Ile de France.

Tout au long des 5 semaines qui nous séparent du 7 juin, date du scrutin, nous allons multiplier les occasions de rencontrer nos concitoyens pour continuer à parler d’Europe en vous présentant le projet du MoDem.

Démocrates pour l'Europe :
Notre programme pour la législature 2009-2014

Le destin de la France et de l’Europe sont aujourd’hui indissociables. L’Europe est notre seule chance pour lutter contre les crises et surmonter les défis immenses auxquels nous avons à faire face.

L’Europe est notre seule chance pour défendre un modèle de société original qui place l’Homme au centre de toutes les politiques. Nous proposons un plan d’action pour que l’Europe réponde à la crise, s’oriente vers un développement durable, garantisse notre modèle social et change les fondements de la mondialisation. Et nous ne pourrons gagner ces combats que si les citoyens européens y sont associés. Nous voulons les informer de ces enjeux, construire une Europe plus transparente et plus proche de leurs préoccupations.

Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à la réélection de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Au cours de son mandat, il a manqué à son devoir d’initiative, alors que la crise appelait une réponse commune. Il est resté dans l’ombre des gouvernements alors que les citoyens attendaient de l’Europe des propositions audacieuses. Il s’est aligné sur des principes ultralibéraux et inégalitaires au lieu de défendre l’originalité d’un modèle européen plus solidaire.
Nous sommes prêts à former une majorité alternative autour de notre vision de l’Europe : un projet de société qui concilie l’exigence sociale, l’impératif démocratique et l’urgence écologique.

Pour une réponse européenne à l’urgence de la crise

Dans la crise, seule une réponse européenne peut être efficace. Les efforts dispersés sont vains. Nous devons agir en commun pour que notre réponse à la crise soit forte et cohérente. Entre Européens, nous devons savoir faire preuve de solidarité. Solidarité entre pays, notamment vis-à-vis de ceux qui sont le plus affectés par la crise économique et financière. Solidarité entre citoyens européens également, pour aider les plus défavorisés frappés par le chômage ou touchés par l’exclusion.
Nous proposons de :
  • Mettre en œuvre un plan de relance européen si la crise s’aggrave encore. Ce plan de relance doit comporter des dépenses d’avenir pour aider les PME et des mesures de solidarité envers les plus démunis et les classes moyennes touchées par le chômage. Ce plan s’orientera vers une croissance verte, grâce notamment à la mise aux normes durables des bâtiments et au développement des transports propres.
  • Financer ce plan de relance par un emprunt européen, qui pourra atteindre selon l’évolution de la crise jusqu’à 3% du PIB. Cet emprunt européen permettra de relancer nos économies autour de projets d’avenir.
  • Amplifier le montant des fonds sociaux européens (fonds social européen, fonds d’ajustement à la mondialisation) et en faciliter l’accès pour aider les salariés européens à faire face aux restructurations dues à la crise.
  • Mener une politique européenne de l’emploi pour sécuriser les parcours des salariés.

Pour une solidarité économique européenne

L’Europe a besoin de renforcer la coordination de ses politiques économiques. L’euro nous a protégés pendant la crise. Mais nous ne sommes pas encore capables d’organiser une véritable politique économique. Nous n’avons pas non plus de moyens suffisants pour conduire cette politique tant que le budget européen ne s’élèvera qu’à 1% du produit intérieur brut (PIB).
Nous proposons de :
  • Créer un Conseil de la politique économique de la zone euro, qui se réunira au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, assurera le dialogue avec la Banque centrale européenne (BCE), coordonnera les politiques budgétaires et mettra en œuvre les initiatives communes de soutien à l’économie.
  • Harmoniser la fiscalité de l’épargne et celle des sociétés.
  • Augmenter et consolider le budget européen en y affectant une taxe carbone ou une contribution prélevée sur les mouvements spéculatifs sans hausse des pressions fiscales nationales.
  • Mener une véritable politique de recherche européenne en doublant le budget européen de la recherche et en instaurant une aide pratique au dépôt des brevets.
  • Instaurer une politique industrielle européenne grâce à la mise en place d’un fonds stratégique d’investissement au sein de la Banque européenne d’investissement (BEI). Il financera des projets stratégiques, les nouvelles technologies de l’environnement et les PME innovantes.
  • Renforcer les dispositions anti-trust européennes.

Pour une régulation de la mondialisation

La crise actuelle trouve son origine dans les dérives de la mondialisation financière. La dictature des taux de rentabilité à court terme détruit l’équilibre social et environnemental de nos pays. L’Europe doit s’unir pour proposer un autre modèle économique. L’Europe a ainsi un rôle fondamental à jouer pour rééquilibrer les rapports de force dans la mondialisation et changer les principes du commerce mondial.
Nous proposons de :
  • Élaborer une charte européenne des principes fondamentaux en matière bancaire et financière, qui appellera notamment à un encadrement des rémunérations excessives et à la suppression des stock-options (sauf pour les start-up).
  • Prendre les décisions nécessaires, avec un calendrier contraignant, pour bannir la pratique des paradis fiscaux.
  • Créer un régulateur financier européen unique, qui, outre ses activités de contrôle, défendra le modèle financier européen vis-à-vis des autres régulateurs mondiaux.
  • Supprimer le G8 et transformer le G20 en un Conseil de sécurité économique, où toutes les régions, y compris l’Afrique, seront équitablement entendues.
  • Réformer en profondeur les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour intégrer davantage les exigences sociales et environnementales. Les produits qui entrent en Europe devront progressivement être soumis aux mêmes normes que ceux que nous fabriquons chez nous.
  • Créer une monnaie de réserve internationale autre que le dollar pour ne pas dépendre de la politique économique menée par les Etats-Unis.

Pour promouvoir le modèle social européen

Il existe effectivement un modèle social européen, fondé sur la lutte contre les inégalités, un niveau élevé de protection sociale et un maillage de services publics sur tout le territoire pour assurer l’égalité des chances. Ce modèle, non seulement nous devons le défendre face aux partisans d’un accroissement continu des inégalités, mais nous devons aussi le consolider pour qu’il puisse répondre au défi du vieillissement démographique.
Nous proposons de :
  • Mettre en place un plan de convergence sociale afin d’harmoniser progressivement nos niveaux de protection sociale en Europe.
  • Financer l’éducation, la santé et la formation tout au long de la vie des citoyens européens car ces biens supérieurs ne peuvent dépendre exclusivement de la loi du marché.
  • Défendre les services publics en élaborant une directive-cadre européenne.
  • Développer la notation sociale et environnementale des entreprises.
  • Limiter les effets du vieillissement démographique en mettant en œuvre une politique familiale européenne.
  • Lutter contre toutes les discriminations grâce à l’adoption d’une directive globale.
  • Instaurer « la clause de l’Européenne la plus favorisée » qui permettra d’étendre partout en Europe les législations les plus favorables aux droits des femmes déjà en vigueur dans certains pays européens.
  • Mettre en place un plan européen pour le handicap en établissant notamment une définition européenne du handicap et des normes de construction conçues pour l’accueil des personnes handicapées.
  • Développer l’action de l’Union en matière de santé publique et de sécurité sanitaire.

Pour une Europe à l’avant-garde du développement durable

La crise financière se double d’une crise écologique dont l’enjeu est considérable : l’avenir de nos enfants en dépend. C’est une question de solidarité entre générations. L’eau, l’air, le climat, la biodiversité sont des biens communs dont nous ne sommes pas propriétaires mais seulement dépositaires pour les générations à venir. C’est pourquoi l’urgence écologique nous impose une nouvelle vision du développement, qui nous amène à repenser l’ensemble de notre système économique et social. De nouveaux emplois naîtront de ce mode de croissance plus durable.
Nous proposons de :
  • Repenser nos modes de transports, de production et de logement. La mise aux normes durables des bâtiments et le développement des transports propres permettra d’importantes économies d’énergie.
  • Recourir massivement aux énergies renouvelables pour diversifier nos ressources énergétiques.
  • Mener un grand programme de recherche européen pour développer les énergies du futur.
  • Développer les activités économiques issues du végétal (agro-industries).
  • Orienter les financements des fonds sociaux européens vers la formation aux nouveaux métiers du développement durable.
  • Imposer une notation sociale et environnementale européenne aux grandes entreprises et renforcer leurs obligations en termes de responsabilité sociale et environnementale.
  • Instaurer une taxe carbone européenne qui pénalisera les énergies fossiles les plus polluantes.
  • Taxer les pollueurs pour qu’ils soient incités à modifier leur comportement.
  • Instaurer un moratoire sur les OGM tant qu’un organisme de recherche indépendant n’aura pas évalué tous leurs effets.
  • Créer un corps de garde-côtes européen pour lutter contre les pollutions maritimes.
  • Construire une solidarité énergétique européenne en coordonnant la gestion de nos stocks et en créant des infrastructures d’acheminement vers les pays menacés de pénurie.

Pour une approche humaine et durable de l’agriculture et de la pêche

L’Europe ne peut pas rester sourde au malaise des agriculteurs et des pêcheurs. Le maintien de ces activités est essentiel pour faire vivre nos campagnes et nos littoraux. Les producteurs doivent être davantage impliqués pour organiser les marchés agricoles et pour définir une politique durable de gestion des ressources naturelles.
Nous proposons de :
  • Promouvoir une agriculture européenne de qualité qui vise la sécurité alimentaire, qui protège l’environnement et qui maintient un tissu d’exploitations à taille humaine.
  • Défendre le principe d’organisation des marchés agricoles, et notamment les quotas laitiers, car les producteurs ont besoin de prix rémunérateurs pour produire et investir. Les marchés à terme de matières premières agricoles doivent être régulés par une autorité internationale.
  • Cesser d’exporter nos excédents agricoles à prix bradés pour ne pas détruire l’agriculture des pays pauvres.
  • Permettre aux producteur s de s’organiser au niveau européen pour rétablir l’équilibre dans les rapports de force économiques.
  • Encourager et aider les agriculteurs à mettre en place de nouveaux modes de production plus respectueux de l’environnement.
  • Promouvoir les modes de production les plus protecteurs pour la santé et une gestion durable des sols sur le long terme.
  • Mettre en place une gestion durable et partagée de la ressource à travers l’instauration d’une co-expertise entre pêcheurs et scientifiques. Des plans pluriannuels de gestion seront instaurés pour que les pêcheurs puissent prévoir leur activité.

Pour une Europe des citoyens

Les choix européens sont préparés dans le secret, entre gouvernements, alors que les citoyens devraient être pleinement associés aux décisions européennes. Nous devons rapprocher l’Europe des citoyens en construisant une Europe plus concrète, plus transparente, plus accessible. L’Europe doit être faite pour eux.
Nous proposons de :
  • Organiser des débats publics préalables aux décisions (3 mois avant), de telle sorte que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.
  • Rendre publiques les délibérations des gouvernements au sein du Conseil en les diffusant par Internet et à la télévision.
  • Simplifier l’accès aux aides européennes et aider ceux qui souhaitent en bénéficier à monter leurs dossiers.
  • Créer dans chaque administration un représentant identifié en charge des politiques européennes.
  • Instaurer un référendum d’initiative populaire européen.
  • Initier un service civique pour les jeunes Européens.
  • Honorer notre mandat par une présence assidue et une participation active aux travaux du Parlement.
  • Informer les citoyens par un compte-rendu de mandat annuel.

Pour une Europe protectrice des droits

L’Europe ne connaît plus de frontières intérieures. Cette liberté de circulation a permis de faire de l’Europe un espace de droits. Mais elle a aussi fait naître de nouvelles menaces pour la sécurité de l’Union (terrorisme, criminalité organisée). Nous devons définir ensemble quelle protection nous voulons assurer à nos citoyens.
Nous proposons de :
  • Assurer les droits et libertés de tous les citoyens, en particulier le droit à la vie privée, la protection des données personnelles, le droit d’asile, les droits des mineurs et garantir l’indépendance de la justice.
  • Confirmer au plan européen le droit fondamental d’accès à Internet et de protection des données.
  • Créer un procureur de l’Union avec autorité de poursuites dans toute l’Europe afin de lutter contre la criminalité organisée.
  • Établir un code de procédure civile européenne pour mieux définir l’application effective des droits des citoyens dans d’autres pays européens.
  • Mettre en place une politique migratoire humaine et raisonnable qui garantira un droit d’asile identique dans toute l’Union et régulera les flux migratoires.

Pour une Europe protectrice des identités

La construction européenne n’a jamais eu pour objet de faire disparaître les États-nations ni les cultures régionales. Au contraire, l’Europe reconnaît le pluralisme des identités et des cultures, à travers par exemple la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Cette diversité incroyable de notre continent est une richesse à entretenir.
Nous proposons de :
  • Garantir les cultures, les modes de vie et les identités en Europe.
  • Renforcer l’Europe de la culture par la défense du pluralisme culturel et le soutien à la création européenne.
  • Assurer l’apprentissage de deux langues vivantes européennes et de l’histoire de l’Europe dans les programmes scolaires.
  • Développer les échanges pour les étudiants et pour les apprentis en fondant un nouveau programme Erasmus accessible à tous et soutenu par un système de bourses plus étendu.

Pour porter la voix européenne dans le monde

Un pays isolé ne peut rien dans la mondialisation. Pour être entendus, l’Europe est notre seule chance. Car l’Europe porte une voix originale et indépendante. Nous Européens qui nous sommes unis dans le droit, nous sommes en mesure de proposer une vision nouvelle et plus équilibrée du monde, notamment en faveur des pays pauvres.
Nous proposons de :
  • Coordonner nos diplomaties nationales pour faire entendre la voix européenne.
  • Parler d’une seule voix dans les grands organismes internationaux : Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, Organisation internationale du travail (OIT),..
  • Instaurer une défense européenne indépendante, même si cela est plus difficile depuis que la France a réintégré le commandement intégré de l’OTAN.
  • Délimiter les frontières de l’Europe. Si nous voulons une Europe politique forte, il ne faut pas diluer le projet européen dans un grand marché. Nous proposerons aux pays voisins de l’Union, comme la Turquie, des partenariats approfondis.

Pour donner la priorité au développement des pays pauvres

L’Europe finance déjà près de 60% de l’aide publique au développement. Elle doit maintenant s’engager pour permettre à ces pays d’accéder à un développement autonome. Pour cela, il est essentiel de changer les règles du commerce mondial au sein des institutions internationales.
Nous proposons de :
  • Mettre fin aux politiques de libéralisation des marchés agricoles qui ont ruiné leurs agricultures locales.
  • Permettre aux pays pauvres de protéger leurs marchés agricoles et leurs industries pour qu’ils puissent produire ce qu’ils mangent et fabriquer ce qu’ils consomment. Ils doivent pouvoir accéder à l’autosuffisance alimentaire.
  • Agir pour que l’exploitation et la valorisation des matières premières bénéficient d’abord aux populations de ces pays.
  • Poursuivre l’engagement de l’Union en faveur de l’aide publique au développement.
  • Mettre en place un mécanisme de soutien aux pays pauvres pour financer des mesures sociales dans les pays les plus touchés par la crise.
Jamais dans l’histoire des hommes, des peuples libres n’ont choisi de s’associer pour bâtir ensemble une volonté politique capable de changer la planète sur laquelle ils vivaient. Nous l’Europe, nous l’avons fait.

Nous pensons que le plus important pour l’Europe, ce qui justifie son existence, c’est qu’elle ait quelque chose à dire sur la manière dont le monde évolue. Nous pensons que l’Europe n’est pas seulement une Europe entre nous, c’est une Europe volonté.

Pour mettre en œuvre cette volonté, nous défendons l’idée d’une avant-garde européenne formée à partir des pays de la zone euro et ouverte à tous ceux qui veulent la rejoindre. Nous voulons sortir l’Europe de l’immobilisme. Cette avant-garde nous permettra enfin de coopérer pour avancer.

Nous l’Europe
Ce programme a été élaboré grâce aux contributions fournies par les seize groupes de projet Europe mis en place à la mi-octobre, auxquels ont participé plus de 3 500 adhérents. Adopté lors du Conseil national du 24 mars, il a, par la suite, été enrichi.


Les 14 engagements européens du MoDem


1 L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.

La construction de l’Europe est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais souvent les peuples ont douté. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?
> Nous proposons que l’Union européenne s’oblige à agir de concert chaque fois que se présente une crise universelle. Les grandes politiques de lutte contre ces crises doivent être définies et appliquées ensemble et pas séparément. Les plans nationaux sont insuffisants. Par exemple, pour l’automobile, c’est l’ensemble des constructeurs européens qui doit être incité à passer à la voiture propre, ou à une défense active des sous-traitants. Si la crise s’aggrave, la zone euro doit prendre l’initiative d’un grand emprunt européen de 3 % du PIB, destiné, en particulier, à de grands équipements et à aider les PME à préparer l’avenir.

2  L’Europe, c’est d’abord un projet de société, des valeurs humanistes.

Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit passer en premier.
> Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit reconnue comme le fondement des politiques de l’Union.

3  Les générations à venir doivent être défendues.

Notre patrimoine écologique, les sols, l’eau, le climat, les espèces vivantes, les paysages, les modes de vie, les savoir-faire, n’appartiennent pas seulement à notre génération, mais aux générations à venir.
> Nous proposons que tous les choix politiques européens prennent en compte cette solidarité entre générations. C’est l’intégration du « soutenable » ou du « durable » dans les décisions européennes.

4  Pour défendre les entreprises européennes et l’emploi en Europe, la compétition entre l’Europe et le monde doit être rendue équitable.

Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement et accepter la concurrence sauvage de pays développés qui ne respectent pas ces normes alors qu’ils en auraient les moyens.
> Nous demandons l’équité : pour les pays développés, les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons. Pour les pays les plus pauvres, nous devons les aider à appliquer progressivement ces mêmes règles.

5  L’Europe, affaire de citoyens.

Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul ne soit informé. Des choix très importants sont ainsi faits, qui nous concernent tous. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : être informés et participer, c’est notre droit de citoyens.

> Nous proposons qu’aucune décision importante ne soit prise par le Conseil européen, composé des chefs d’Etat et de gouvernement, sans un débat public préalable. Toute préparation de décision de l’Union doit être annoncée, sauf urgence, trois mois avant d’être prise, par voie de presse, de manière que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens. Nous demandons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées ou diffusées sur internet. Nous nous engageons, si nous sommes élus, à être assidus au Parlement européen et à rendre compte, sur le terrain, de ce qui s’y passe.

6  Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.

L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.
> Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.

7  L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des États européens entre eux, notamment en matière fiscale.

Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche qui conduit à une impasse.
> Nous refusons les politiques de dumping fiscal qui visent à délocaliser les entreprises des uns pour les installer chez les autres. Nous exigeons une démarche d’harmonisation fiscale.

8  Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe.

Une société avancée, à haut niveau de protection sociale, ne peut se défendre dans la mondialisation que par un haut niveau de connaissance, de maîtrise des sciences et des technologies nouvelles.
> Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les États membres de l’Union, une aide pratique au dépôt de brevets.

9  Pour que l’Europe agisse, par exemple dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.

Un budget limité à 1 % de la production annuelle, c’est infiniment trop bas.
> Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le Parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’union, impôt uniforme sur les entreprises, ou prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.

10  L’Europe, zone de sécurité.

En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue ou d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.
> Nous proposons un procureur de l’union, avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus, en Europe, les contrats signés avec des paradis fiscaux.

11  La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais.

En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.
> Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine. Dans le même esprit, nous poursuivrons le travail accompli par nos élus au Parlement européen, en faveur d’une politique de la pêche qui maintienne une activité économique durable sur le littoral, tout en préservant la ressource.

12  L’Europe, communauté de la culture et des cultures.

La création culturelle, la transmission des œuvres, la défense du pluralisme culturel, notamment face au poids toujours plus lourd des industries culturelles américaines, sont le devoir de l’union. Le soutien à la création européenne doit être actif et efficace.

Nous défendrons l’idée que l’union évalue chaque année la richesse de la création culturelle, en matière musicale, plastique, théâtrale, cinématographique, littéraire, sur son sol.

13  Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.

Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’anglais, doit être effectivement défendue. Les cultures régionales sont un bien aussi précieux, comme le démontre la charte de protection des langues et des cultures minoritaires. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.
> Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.

14  L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté.

Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra permettre les régulations nécessaires. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
> Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption de cette partie du monde si souvent abandonnée. Il faut protéger les marchés de ces pays, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières.

LES INSTITUTIONS EUROPEENNES : 2ème Partie


La Cour de justice

Le respect du droit

Doit rendre les arrêts sur les dossiers soumis.

Siège à Luxembourg.

Il y a un juge par Etat membre + huit avocats généraux nommés par les Gouvernement nationaux pour six ans.

Il existe un Tribunal de première Instance et un Tribunal de la fonction publique.

Les arrêts sont rendus en séances publiques et sont opposables aux juridictions des Etats membres.

En savoir plus ? : www.curia.europa.eu


La Cour des Comptes européenne

La bonne utilisation de votre argent

Doit vérifier que les fonds européens sont utilisés correctement.

1 membre par Etat désigné pour 6 ans par les Gouvernements nationaux.

Siège à Luxembourg.

La C.C.E. doit rester indépendante des autres institutions européennes.

La C.C.E. est habilitée à saisir l’OLAF (Office Européen de Lutte Anti-Fraude).

 En savoir plus ? : www.eca.europa.eu

Le Comité économique et social européen

La voix de la société civile

344 membres nommés par les Gouvernements nationaux pour un mandat de 4 ans renouvelables.

Siège à Bruxelles.

Le CESE est un organe consultatif qui donne aux représentants des groupes d’intérêts européens (associations de consommateurs, d’employeurs, syndicats de salariés, groupes organisés de la société civile) une plate-forme officielle pour s’exprimer sur les questions relatives à l’U.E.

En savoir plus ? : www.eesc.europa.eu


Le Comité des Régions

La voix des autorités régionales et locales

344 membres nommés par les Gouvernements nationaux. Ils doivent être nécessairement des acteurs régionaux dans leur pays d’origine.

Siège à Bruxelles.

Il s’agit d’un organe consultatif composé de représentants des autorités régionales et locales d’Europe. Ce Comité doit obligatoirement être consulté avant toute décision intéressant :
  
  • les pouvoirs locaux et régionaux
  • la politique régionale
  • l’environnement
  • la culture
  • l’éducation
  • les transports

En savoir plus ? : www.cor.europa.eu


La Banque européenne d’investissement

Le financement du développement économique

28 membres : 1 par Etat + 1 nommé par la Commission européenne + les 27 ministres des finances de l’U.E.

Siège à Luxembourg.

Financée par des emprunts européens et la contribution de chaque Etat membre, elle intervient dans des domaines aussi divers que :
  
  • cohésion et convergence
  • soutien aux PME
  • durabilité environnementale
  • innovation
  • développement des transports trans-européens
  • énergie durable, compétitive et sûre
  • développement du secteur privé
  • développement de l’infrastructure
  • sécurité et développement énergétique

 En savoir plus ? : www.eib.org
LES INSTITUTIONS EUROPEENNES : 1ère Partie



Le Parlement européen

La voix des citoyens

Il est le bras législatif de l’Union Européenne, élu au suffrage universel direct (voir article spécifique sur le mode d’élection plus haut). Il représente les citoyens.

785 députés élus pour 5 ans.

Siège  à Bruxelles – à Strasbourg – et a son Secrétariat Général à  Luxembourg.

Le P.E. a trois rôles essentiels :
  
  • Exercice du pouvoir législatif. Il partage ce pouvoir avec le Conseil de l’U.E.
  • Exercice du contrôle démocratique des autres institutions européennes. Le P.E.E. peut approuver ou refuser la désignation de membres de la Commission et peut exiger la démission collective de la Commission (censure)
  • Exercice du pouvoir budgétaire. Il partage ce rôle avec le Conseil de l’U.E.

En savoir plus ? : www.europarl.europa.eu



Le Conseil de l’Union européenne

La voix des Etats membres

Bras législatif de l’Union européenne et exécutif. Il représente les Etats.

1 ministre pour chaque Etat.

Présidence assurée par rotation de six mois par un Chef d’Etat ou de Gouvernement de U.E.(actuellement la République Tchèque).

Siège à Bruxelles

Le Conseil est le principal organe de décision de l’U.E. Il a la charge d’établir les Traités et ensuite de les soumettre aux Etats.

Il existe neuf domaines de compétence du Conseil :
  
  • Affaires générales et relations extérieures*
  • Affaire économiques et financières
  • Justice et affaires intérieures
  • Emploi, politique sociale, santé, consommation
  • Compétitivité
  • Transports, télécommunications, énergie
  • Agriculture et pêche
  • Environnement
  • Education, jeunesse, culture
  
    • Depuis le 1er janvier 1999, l’U.E. s’est dotée d’une  Haute Autorité PESC (Politique Etrangère et de Sécurité Commune) qui a rang de ministre des Affaires Etrangères de l’U.E. Cette fonction est exercée actuellement par M. Javier SOLANA.

Le Conseil prend ses décisions par vote pondéré selon la population des Etats :

29 voix = Allemagne-France-Italie-R.U.
27 voix = Espagne-Pologne
14 voix = Roumanie
13 voix = Pays Bas
12 voix = Belgique-Grèce-Hongrie-Portugal-République tchèque
10 voix = Autriche-Bulgarie-suède
 7 voix =  Danemark-Finlande-Irlande-Lituanie-Slovaquie
 4 voix = Chypre-Estonie-Lettonie-Luxembourg-Slovénie
 3 voix = Malte

En savoir plus ? : www.consilium.eu


La Commission européenne

La défense de l’intérêt commun

Exécutif de l’U.E. et auteur de propositions de loi.
27 membres (1 par Etat nommé par les Gouvernements nationaux).

Siège à Bruxelles.

La Commission est chargée de la gestion quotidienne de l’U.E., elle applique les politiques définies, administre les programmes et exécute le budget. Elle applique le droit de l’U.E. de concert avec la Cour de Justice.

Elle représente – avec la Haute Autorité PESC - l’U.E. sur le plan international.

Il s’agit du « gouvernement » de l’U.E. Ses membres, quoique nommés par les Gouvernements nationaux restent indépendant de ceux-ci pendant leur mandat de 5 ans suivant l’élection du P.E.

Le président de la Commission (actuellement M. José Manuel BARROSO) est désigné par un accord entre  les Gouvernements nationaux. Sa désignation doit être approuvée par le P.E.

En savoir plus ? : www.ec.europa.eu
  
LES INSTITUTIONS EUROPEENNES : 3ème Partie



Banque Centrale Européenne

Gestion de l’€uro

Siège à Francfort sur le Main.

Le Président de la BCE - le Vice Président et quatre autres membres sont nommés par accord entre les Etats pour une durée de 8 années non renouvelables.

S’y ajoutent 27 gouverneurs de banque centrale (1 par Etat).

Son rôle consiste à définir la politique monétaire de la zone euro, à maintenir les critères de convergence économique définis par le Conseil de l’U.E. et aussi  à fixer les taux d’intérêts.

En savoir plus ? : www.ecb.eu

Le Médiateur européen

Le destinataire de vos réclamations

1 membre élu par le P.E. pour une durée de 5 années renouvelables

Siège à Strasbourg

Son rôle consiste à enquêter sur les cas de mauvaise administration dans les Institutions et Agences européennes, notamment en cas de :
  
  • pratiques inéquitables
  • discriminations
  • abus de pouvoir
  • absence ou refus d’information
  • retards injustifiés dans les décisions européennes
  • procédures incorrectes.

Le Médiateur peut ouvrir l’enquête à la suite d’une plainte ou de sa propre initiative.

Chaque citoyen européen peut saisir le Médiateur directement dans un délai de deux années suivant la constatation du dysfonctionnement.

En savoir plus ? : www.ombudsman.europa.eu

Le Contrôleur européen de la protection des données

Sauvegarde votre vie privée

1 membre nommé pour 5 ans – renouvelables – par le P.E.

Siège à Bruxelles.

Son rôle consiste à veiller à ce que les institutions européennes et les organes communautaires respectent la vie privée des personnes physiques lorsqu’ils traitent des données à caractère personnel.

Recours éventuel des décisions du Médiateur devant la Cour de justice.

En savoir plus ?www.edps.europa.eu


Les Agences Européennes

A coté de ses institutions fondamentales, dont certaines restent, hélas, encore inconnues de nombre de citoyens européens alors qu’elle participent à leur vie quotidienne, l’Union Européenne s’est dotée d’Agences spécialisées.

Il en existe aujourd’hui 31 dans des domaines les plus variés : santé, lutte contre les toxicomanies, préservation des droits d’auteurs, sécurité des aliments, conditions de vie au travail, coopération policière européenne, coopération des justices européennes, formation, informatique, etc…).

En savoir plus ? Vous pouvez découvrir les agences en détail sur : www.europa.eu


L’Union Européenne est unique. Elle n’est pas une fédération à l’instar des Etats-Unis d’Amérique car ses Etats membres restent et demeurent des nations souveraines et indépendantes.

Elle n’est pas non plus une organisation intergouvernementale sur le modèle de l’ONU car ses Etats membres exercent une partie de leur souveraineté en commun pour acquérir une puissance et une influence qu’aucun d’entre eux ne saurait posséder seul.

Un grand débat s’amorce et le MoDem est fier d’être le premier en France à l’ouvrir en vue de l’élection du 7 juin prochain qui est loin d’être un scrutin subalterne, la description des Institutions démontrant l’étendue du champ d’action.

Montgeron Démocrate se fera bien sûr le relais des propositions et du programme européen du MoDem qui sera connu dès le 8 février prochain.

A bientôt, car la devise européenne nous convient  si bien, au Mouvement Démocrate :

« Unis dans la diversité »
Une histoire non exhaustive de la construction européenne

Au XVIème Siècle, le théologien et humaniste néerlandais Erasme préconisait dans « plaidoyer pour la création » une unité européenne avant d’éviter des combats qu’il voyait fratricides entre peuples voisins.

Au XVIIIème Siècle, les Lumières (Montesquieu-Rousseau-Diderot-Voltaire-Kant) espéraient en des Etats-Unis d’Europe.

En 1876, dans un écrit demeuré célèbre, le grand Victor Hugo se fit le propagandiste éclairé de cette idée.

En 1920, après la boucherie de la 1ère Guerre Mondiale, Aristide Briand fut l’apôtre de la nécessité de construire une Europe des Peuples. Mais les nationalismes et le revanchisme ne rendaient pas à cette époque les esprits attentifs et ouverts.

En 1945, il fallut attendre la fin des régimes nazi et fasciste pour entendre la voix* de Winston Churchill retentir d’un vibrant « Debout, l’Europe ! »

En 1946, à Cologne la rencontre entre Robert Schuman, Konrad Adenauer, et Alcide De Gasperi est l’un des premiers ciments de cette Union.

En 1948, fut créé le Conseil de l’Europe*. Organisation intergouvernementale qui a pour objectif de défendre les Droits de l’Homme et de promouvoir la diversité culturelle de l’Europe, de lutter contre les problèmes sociaux, et la discrimination raciale en luttant contre l’intolérance.
Le Conseil de l’Europe, ne fait pas partie des Institutions Européennes qui seront abordées dans un autre chapitre.

Le 9 mai 1950, le ministre Français des Affaires Etrangères : Robert Schuman prononce au Quai d’Orsay un discours* fondamental où il est proposé une organisation unitaire de l’Europe indispensable au maintien de relations pacifiques.

Ce moment est considéré comme l’acte de naissance de l’Union  Européenne (U.E.) et chaque année le 9 mai est la Fête de l’Europe dans les 27 états de l’Union.

Dans la foulée,  la C.E.C.A. (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) est créée entre la France, l’Allemagne, l’Italie et le Bénélux par Jean Monnet*, conseiller et ami de Robert Schuman.

Le 18 avril 1951 la création de la Communauté Européenne de Défense (C.E.D.) tendant à faire une armée commune échoue dès 1952, car les gaullistes souhaitaient « l’indépendance militaire de la France » alors que les communistes « voyait la C.E.D. tourné vers l’Amérique au détriment de l’URSS ».

Le 25 mars 1957 est signé le Traité de Rome I* créant le « marché commun », le Parlement européen et la Cour de Justice, ainsi que le poste de Président de l’U.E. (par rotation tous les six mois).

29 décembre 1957 : premier accord monétaire entre « les Six ».

11 janvier 1960 : Création du Fonds Social européen.

14 décembre 1960 : Création de l’O.C.D.E. (Développement et Coopération économique)

22 janvier 1963 : Charles de Gaulle et Konrard Adenauer signent le Traité de l'Elysée à l'issue d'une rencontre historique concrétisant l'Amitié Franco-Allemande avec des sommets périodiques (tous les six mois) au niveaux des Chefs d'Etats. Une coopération nouvelle était née entre des ennemis d'hier ainsi que le rôle primordiale de ce qui allait devenir le "couple franco-allemand".

1er juillet 1967 : Création des Communautés Européennes (1 représentant par Etat) et du Conseil des Ministres européen (1 ministre par Etat)

7 novembre 1967 : Traité de Naples sur les droits de douane uniques.

29 juillet 1968 : Convention de Yaoundé - coopération entre l’Europe et l’Afrique

1er janvier 1972 : « l’Ode à la Joie », extrait de la 9ème symphonie de Beethoven est adoptée – dans sa version non chantée – comme hymne officiel de l’U.E.,  de même que la devise européenne « Unis dans la Diversité ».

10 avril 1972 : Création du Serpent Monétaire européen (fluctuation des monnaies limitée en U.E. afin d’obtenir une stabilité économique).

1er janvier 1973 : Elargissement - le Danemark, l’Eire et la Grande Bretagne rejoignent l’U.E.

26 janvier 1976 : Création de la Trevi (Coopération policière criminelle et anti terroriste de l’U.E).

07 juin 1979 : 1ère élection au suffrage universel direct du Parlement Européen (1er Présidente Simone Veil)

30 novembre 1979 : Sommet de Dublin - Blocage des institutions financières européennes par la G.B. à propos de la contribution financière britannique (le célèbre « rendez-moi mon argent » de Margaret Thatcher)*.

1er janvier 1980 : Elargissement - la Grèce rejoint l’U.E.

10 février 1983 : par arrêt de la Cour de Justice européenne, le droit européen l’emporte sur le droit national. Chaque citoyen peut ainsi porter en justice son dossier devant  la Cour de Justice.

14 juin 1985 : Accords de Schengen * - suppression des frontières intérieures de l’U.E. (qui sera signé le 19/06/1990) - Libre circulation des citoyens de l’U.E.

1er janvier 1986 : Elargissement - l’Espagne et le Portugal rejoignent l’U.E.

17 juin 1986 : Signature de l’Acte Unique Européen* (recherche-développement – environnement - politique étrangère - marché unique).

15 janvier 1987 : Création du programme éducatif européen Erasmus.

29 mai 1990 : Création de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement.

16 juin 1990 : Convention de Dublin sur un droit d’Asile communautaire.

03 octobre 1990 : l’ex-RDA intègre l’U.E.

09 octobre 1991 : Traité de Maastricht * - application de l’Acte unique + monnaie unique + règle de subsidiarité.

21 mai 1992 : Création de l’Eurocorp : premier corps d’armée européen entre la France et l’Allemagne. D’autres suivrons notamment impliquant la GB, la Belgique et l’Espagne)

30 mai 1992 : Première diffusion d’Arte  (télévision commune entre la France et l’Allemagne et, plus tard, la Belgique).

20 septembre 1992 : Ratification par voie référendaire du Traité de Maastricht* par la France (51,04 % pour le oui).

27 octobre 1992 : première grève européenne (salariés des chemin de fer de 7 Etats).

22 juin 1993 : il est décidé que les nouvelles adhésions des pays candidats devront avoir des critères très stricts en matière de Démocratie, de respect des Droits de l’Homme, de présence d’une économie viable et de reconnaissance des acquis communautaires.

1er janvier 1995 : Elargissement – l’Autriche, la Finlande, la Suède rejoignent l’U.E.

1er octobre 1997 : Traité d’Amsterdam - Renforcement des pouvoirs du Parlement européen + liberté de circulation et d’installation des citoyens européens pour tous les actes de leur vie. Création d’un passeport et d’une nationalité européenne en plus de la nationalité d’origine.

1er janvier 1998 : Création de la Banque Centrale Européenne* à Francfort sur le Main

1er janvier 1999 : Création de la zone Euro (ou euroland et fixation définitive de la parité de la monnaie unique l’Euro.
Création du poste de secrétaire de la PESC* (Politique Etrangère et de Sécurité Commune) : Javier Solana devient ainsi « ministre des Affaires Etrangères » de l’U.E.

26 février 2001 : Traité de Nice*  simplification du système décisionnel de l’U.E. afin que celle ci puisse continuer à fonctionner après de nouvelles adhésions.

1er janvier 2002 : mise en circulation en zone euro de la monnaie unique, l’Euro et disparition au 17/02/2002 des monnaies nationales.

1er janvier 2004 : Elargissement – l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Slovénie, Malte et Chypre rejoignent l’UE.

29 octobre 2007 : Traité de Rome II * établissant une Constitution Européenne.

29 mai 2005 : La France, par voie référendaire, dit « non » à la ratification du Traité de Rome II (54 ,67 %) suivie, quelques jours plus tard, par les Pays-Bas.

1er janvier 2007 : Elargissement – la Roumanie et la Bulgarie rejoignent l’UE.

19 décembre 2007 : Traité de Lisbonne* (dit mini traité européen) modificatif des Institutions.

07 février 2008 : Ratification du Traité de Lisbonne par la France par voie parlementaire.

12 juin 2008 : Rejet du Traité de Lisbonne par l’Irlande par voie référendaire (53,40 de non).

Histoire à suivre….


*Vous pouvez utilement vous renseigner, lire les Traités dans leur intégralité, consulter les archives de la construction européenne avec l’ensemble des discours cités ici sur le portail de l’Europe http://europa.eu

EUROPEENNES 2009 : LE MODEM SERA BIEN LA !

"Il nous revient de penser une Europe nouvelle et de la faire aimer."


Le Mouvement Démocrate, enfant des Fondateurs de l’Europe, Robert Schuman et Jean Monnet, lancera sa campagne pour les élections européennes lors de sa Conférence Nationale  le 8 février 2009 à Paris, avec l'ambition de faire "de nouveau aimer l'Europe aux Français", a annoncé son Président François Bayrou, à l'issue d'un Conseil National début décembre.


"Le peuple français a cru profondément en l'Europe mais, aujourd'hui, il y a comme un éloignement", a t’il justement estimé. Pendant sa campagne, "le MoDem s'efforcera  de proposer les changements nécessaires pour que, de nouveau, les Français croient à l'Europe, aiment, soutiennent, l'idéal européen" ajoute François Bayrou.


Le MoDem est la seule formation politique à pouvoir avoir ce genre de réflexion, puisque toutes les autres sont coupées en deux, entre anti et pro-européens.


Lors de la dernière Convention sur l’Europe du MoDem, il avait été tracé les grandes lignes du débat à ouvrir pour construire l'Europe du XXIème siècle.

 

"Tout ce que nous avons à rebâtir, nous avons à le faire dans le contexte de la plus grande crise que le monde, que l'Europe ait connue depuis des siècles, une crise à l'échelle du millénaire… L'Europe ne doit pas être faite pour les europhiles mais pour tout le monde, pour les citoyens européens, y compris pour les citoyens français, y compris pour ceux des citoyens français ayant les plus grandes interrogations, car il n'y a pas d'autre réponse possible à leurs angoisses. Encore faut-il que nous trouvions le chemin."


Pour François BAYROU, entre autres réponses à ces interrogations, cette élection doit être l’occasion de rappeler que, pour le MoDem :


L'Europe, ce n'est pas d'abord un marché, c'est la défense de valeurs et d'un projet de société, ce qui met au premier rang la question de la nature sociale du projet de société européen.


Extrait du discours : "Je pense que nous avons, en Europe, quelques-uns des projets ou des standards sociaux les plus solidaires de la planète. Il faut qu'on le dise, qu'on le défende et qu'on l'affirme parce que, excusez-moi de le dire, c'est pour cela que nous avons fait l'Europe. C'est pour que ce projet de société ne soit pas exposé et explosé par les dumpings environnementaux et sociaux de toutes natures."


La vocation des institutions européennes n'est pas de défendre la concurrence et encore la concurrence et exclusivement la concurrence - rôle qui est le sien aujourd'hui - mais la nature des institutions européennes est de définir une politique partagée.


L'Europe, ce n'est pas le nivellement des identités, c'est la défense des identités. L'Europe, c'est la défense de la diversité et pas le rouleau compresseur. Et si l'on disait cela, nos amis britanniques auraient probablement de l'Europe une toute autre approche.


L'Europe, ce n'est pas fait pour défendre la globalisation auprès des Européens, mais les Européens dans la globalisation !



Rejoignez le Modem pour construire l'Europe que vous souhaitez.



Contactez nous, par courrier :           Le Modem à Montgeron
                                                                        BP 161
                                                                        91230 Montgeron

ou laissez-nous un message sur le site internet dans la rubrique « Contactez-nous »
  

Comment est élu le Parlement européen ?

Le dimanche 7 juin 2009, vous allez être amenés à élire vos représentants au Parlement européen.

Les premières élections européennes par les citoyens se sont déroulées en juin 1979.

Le Parlement Européen (PE) regroupe 785 députés pour une population de 495 millions d’habitants.

Il s’agit, après l’Inde, de la plus importante élection mondiale en nombre d’électeurs.

Cet acquis majeur de la construction européenne se déroule tous les 5 ans – au suffrage universel direct – sur un tour et à la proportionnel au delà du seuil des 5%

Le mode d’élection choisi est le scrutin de liste bloqué.

Ces élections peuvent se dérouler selon les modalités pratiques de chaque pays, mais les résultats restent  proclamés le même jour.

Le PE est l’un des pôles législatif dont s’est doté l’U.E. Il siège à Bruxelles en commission et à Strasbourg en réunion plénière.

Son Secrétariat Général est fixé à Luxembourg.

Nous examinerons plus en avant ses attributions ultérieurement lorsque nous aborderons le détail des diverses institutions européennes ;

Les  785 députés européens  sont ainsi répartis :

Allemagne : 99 
France : 78 (en 2009 -> 74)
Italie : 78          
R.U. : 78
Espagne : 54
Pologne : 54
Roumanie : 35  
Pays Bas : 27
Belgique : 24    
Rép.Tchèque : 24
Grèce : 24        
Hongrie : 24
Portugal :24     
Suède : 19       
Autriche : 18     
Bulgarie : 18
Finlande : 14     
Danemark : 14 
Slovaquie : 14  
Irlande : 13
Lituanie : 13     
Lettonie : 9
Slovénie : 7      
Chypre 6
Estonie : 6                    
Luxembourg : 6 
Malte : 5

Il est à noter que les Députés ne siègent pas par nationalités mais par Groupe parlementaire.

Ainsi, Les députés du Mouvement Démocrate siègent au sein de l’Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe (A.D.L.E.) troisième Groupe du PE avec 101 députés inscrits (Président de Groupe Graham Watson)  www.adle.eu

En France l’élection  se déroule sur 8 circonscriptions crées spécialement en cette occasion :

La Circonscription de l’Est  élit 10 députés: (Régions Alsace-Bourgogne-Champagne Ardennes-Lorraine-Franche Comté / environ 5.700.000 électeurs)

La Circonscription Massif-Central-Centre  élit 6 députés (Régions Auvergne-Centre-Limousin)/environ 3.300.000 électeurs)

La Circonscription Nord et Ouest élit 12 députés (Régions Basse Normandie-Haute Normandie-Nord Pas de Calais-Picardie/environ 6.400.000 électeurs)

La Circonscription Ouest élit 10 députés (Région Bretagne-Pays de la Loire-Poitou Charente/environ 5.900.000 électeurs)

La Circonscription Sud-Est élit 13 députés (Régions PACA-Rhône Alpes/environ 7.100.000 électeurs)

La Circonscription Sud-Ouest élit 10 députés (Régions Aquitaine-Languedoc Roussillon-Midi Pyrénées/environ 5.800.000 électeurs)

La Circonscription Ile de France élit 14 députés (Région Ile de France/environ 6.300.000 électeurs), en 2009 -> 13 députés

La Circonscription Outre-Mer élit 3 députés (Régions Guadeloupe-Guyane-Réunion-Martinique+territoires d’Outre-Mer)/environ 1.500.000 électeurs).

  
Le MoDem à Montgeron
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